Ecriture illustrée

Sur le ponton de tes sentiments, 
Je cours éperdument, 
Entre parenthèses du temps. 
Je suis la femme en bleue, 
Dans ton rêve nébuleux, 
Tu veux voir mon visage, 
Mais je suis interdite au rivage, 
Comme des aimants, 
Nos champs se répulsent, 
Comme des amants, 
Notre amour pulse, 
Le magnétisme ambiant, 
Désoriente ta boussole.
Le bleu de ma robe te frôle, 
Je disparais dans l'océan. 
Je suis si volatile, 
Comme ce rêve, 
Enchantant tes nuits,
Bien trop brèves.
.
"La femme en bleue" ©Eliya

Tu crois que j'ai besoin d'être nue, 
Pour t'en mettre plein la vue. 
Mon corps nu, 
C'est mon être entier, ma vérité, 
C'est pas pour attirer ou me vanter. 
C'est pas pour plaire ou être populaire, 
Si tu savais comme j'galère. 
Si je voulais j'serai millionaire, 
De tous ces likes sans égards,
Aussi stériles que ta vue. 
Le monde a besoin d'art, 
Si t'aimes pas le mien, pars. 
Bouge détracteur,
Je connais ma valeur,
Monte dans ton rameur, 
T'as du trajet à faire,
Pas du genre croisière. 
T'es un p'tit enfant qui a pas grandi, 
T'es pas innocent mais je compatie.
Mon corps nu, 
Je le mets pas sur un piédestal, 
C'est mon âme que j'honore. 
Voila ce que tu ignores:
Tant que tu penseras que faire du mal, 
Te fait du bien,
Tu comprendras rien,
Tu seras le premier qu'ça atteint. 
Je rayonne, t'es éteint. 
Alors occupe toi de ton chemin, 
Avant que ton venin te piège,
Et que ton destin s'abrége.
Mate comme tu t'plantes, 
Ta sombre énergie, 
M'inspire une poésie. 
Admire l'enseignante: 
J'serai toujours plus forte. 
Parce que c'est la lumière que j'porte.
Je la transporte et je l'exporte, 
Même vers les sots de ta sorte.
Et laisse moi te dire merci pour finir, 
De me donner l'opportunité de redire, 
Que c'est la paix qu'il faut choisir.
De l'ego qu'il faut s'affranchir, 
La vie qu'il faut servir, 
Et puis rire, rire, rire.
.
"Plein la vue" ©Eliya

Epargne moi tes courbes,
Ton discours emmiellé.
Plus tu veux être désiré, 
Moins tu l'es.
Plus tu désires l'amour,
Moins tu vibres.
Je n'aime que les courbes en chair,
Et en atomes. 

Il y a les gens qui parlent, 
Et ceux qui agissent. 
Il y a ceux qui prétendent, 
Et ceux qui montrent.
Il y a ceux qui imposent, 
Et ceux qui inspirent. 
Il y a ceux qui ignorent, 
Et ceux qui savent.
Il y a ceux qui cherchent,
Et ceux qui campent.
Il y a ceux qui vous disent le monde, 
Et ceux qui le vivent.
Ceux qui le défont et le refont,
Pour mieux le créer.
Au fond,
Ceux qui le font,
Ce sont ceux qui l'aiment.

Le déni est plus aisé
Que le regret. 
Le déni émane de l'ego, 
L'être formaté et faux, 
Qui prend souvent le pas sur l'être vrai. 
Le regret émane du coeur, 
Lorsque l'être prend conscience, 
De qui il est vraiment et de ce qu'il a raté. 
Le regret est souffrance, 
Mais le cœur a le pouvoir de résilience. 
Tandis que l'ego leurre,
En instaurant la peur,
Il crée l'éternel insatisfaction.
Le cycle infernal, en rotation, 
De la douleur et du plaisir, 
Jusqu'au plaisir de la douleur. 
Le coeur en regret est pire labeur, 
Car le plaisir de la douleur n'y existe pas.
On ne peut y échapper, 
Mais on finit par y réchapper. 
Le cercle vicieux prend fin. 
L'éternité s'ouvre enfin. 
La souffrance fait partie de l'éveil. 
Et donc du bonheur. 
Et ce que dira toujours le coeur, 
C'est qu'il n'y a pas d'heure, 
Tôt ou tard, 
Tout est réversible. 

Il y aura des moments dans votre vie où votre instinct défiera votre raison.
Suivez-le.
Rien ni personne ne sait mieux que lui ce dont vous avez besoin.
Et rien n'est plus raisonnable.
La folie n'est pas là où elle paraît être.

Il y a deux choses qui me rendent oisive.
Le soleil et l'amour.
Parce que tout est là,
Rien ne manque.
Et quand on sait les porter,
On peut garder le bonheur tout près.

Quand je flanche,
Le monde s'éloigne,
Rien ne me soigne, 
Je tombe,
Je sombre, 
Mais j'en témoigne.
Ce n'est pas la branche qui casse, 
Ni la force qui lâche, 
C'est la foi qui s'effrite, 
Mais qui persiste. 
Elle s'aggrave, 
Elle s'agrippe, 
Aux miettes d'espoir, 
Qui résident. 
La chute saisie,
Et ravive. 
Croire même quand on se perd,
S'en remettre au mystère,
Grandir même quand on perd.
.
"Je flanche" ©Eliya
.

Je n'ai pas peur de la perversité.
Rien n'est plus lâche.
La perversité ne définit pas un être.
Ça définit son incapacité à être

Faites d'épreuves, 
La vie éprouve,
Jamais sans raison. 
Je sais sans preuves,
Que ce que je trouve, 
Me vient de l'intuition.

Mon versant obscure, 
Vient de l'injustice. 
Force insoumise, 
Contre le vice.
Je deviens la fêlure,
Je deviens le miroir,
De son âme noire,
Mes yeux lui font voir,
La promesse qu'il se porte,
Celle d'un enfer qui n'existe pas.
Mais d'une autre réalité qu'il vivra.
Une souffrance que même la mort n'exempte.

C'est le coeur qui porte l'élégance, et qui habille le corps, qu'il soit nu ou pas

La liberté me régie,
Me régénère.
Elle prend forme, 
Dans l'inconfort,
Le non conforme, 
Ma liberté s'est imprégnée, 
Comme une tâche d'encre, 
Transperçant toutes les pages. 
Elle est irréversible, 
Comme une marque indélébile.
Elle est vitale, 
Comme le coeur, 
Elle est douleur, 
Quand j'ai peur, 
Qu'elle détale. 

Nous cherchons tous la même chose.
La vérité.
En avoir conscience change la donne.
Il y a toujours un paradoxe,
Qui existe pour une raison,
Qui demeure mystérieuse.
Le renoncement et la servitude.
C'est ici seulement que le choix existe.
Mais comme nous sommes sur un fil,
Nous nous l'imposons sans cesse.
Et là encore il y a une raison.
L'expansion.
Je suis si dévouée à la vérité que j'en suis asservie.
C'est elle qui m'a rendue libre.
La contradiction n'existe qu'à cause du language des mots,
Aussi precieux soit-il.
Je suis incapable de l'ignorer,
Cette vérité.
Et lorsque ma conscience ne voit pas,
Mon corps devient messager.

Tu cours, tu cours, 
Après le temps,
Comme s'il t'échappait,  
Quand ton corps s'arrête, 
C'est ton esprit qui reste pris. 
Car tu combles, tu combles, 
Pour remplir le vide,
Au lieu de l'accepter.
Tu ne respires plus. 
Tu oublies que l'âme, 
Veut jouer, 
Veut jouir. 
Elle veut s'amuser, 
En s'enlaçant, 
A son essentiel. 
Ni la vieillesse, ni la mort, 
Ne sont des raisons, 
A cette course folle. 
Savourer, 
Lentement, 
La moindre once de bonheur,
La plus infime des secondes de bonheur,
Et ne rien faire d'autre.

Le féminisme n'est pas une déclaration de guerre.
Il est une déclaration de paix. 
Quiconque veut la paix, n'appellera jamais à la haine.
Il construira pour déconstruire,
Il ne détruira pas pour détruire. 
La haine ne règle rien.
L'amour de la paix apporte la paix

Mon désir était si ardant, 
Qu'il consumait mes nuits, 
M'assenant d'insomnie.
Une fièvre rutilante,
Me couvait.
Elle m'encensait ,
Du pubis jusqu'à l'esprit.
Faisant au matin,
S'inviter la rosée,
Dans mon lit.
.
"Insomnie" ©Eliya

Tout ce que je fais, 
Je le fais pour moi.
Je veux que ma vie fasse partie de l'ordre cosmique. 
Le plus éprouvant est de parvenir à atteindre le point de rencontre, 
L'axe médian, 
Là où l'univers vous attend. 
Tout le reste n'est qu'attraction.